Groupe tout autre école

Manifeste 2.0 : vos avis ?

Démarré par Bernard Delvaux dans Groupe tout autre école il y a 4 ans

Vous avez reçu par courriel la version 2.0 du Manifeste. Que pensez-vous de la première partie du texte et du plan de la 2e partie ?

il y a 4 ans

THÉRÈSE DE VRIENDT (ASBL Pirouettes) écrit :

Lecture très intéressante.

Je suis pour l'identification des objectifs à atteindre et le fait de rester plus vague par rapport aux méthodes pour y arriver car je crains bcp des méthodes imaginées par certains et mises en  pratique par d'autres qui en déforment complètement la substance. Je crois en effet qu'il faut laisser place à la créativité de professeurs et directeurs convaincus par les buts à atteindre car il y a 1000 chemins pour y arriver. Chaque prof doit utiliser celui auquel il croit, celui où il est à l'aise pour accompagner les enfants. Pour faire des enfants épanouis il faut des profs épanouis ! Les enfants n'ont pas tous besoin de la même chose. Certains demandent à être pris par la main, d'autres ont horreur de ça et veulent faire "tout seul". Il faut des (petites) écoles (subsidiées) très diversifiées dans leurs méthodes et des enfants/parents qui choisissent leur école.

Ce qu'il faut évaluer c'est dans quelle mesure elles atteignent l'objectif au bout du parcours : des enfants épanouis capables de réaliser des projets personnels concrets  d'une certaine envergure, de façon en partie autonome et en partie collective (car il faut prendre conscience que les autres ont tjs qq chose à nous apporter).  

Je suis tout à fait pour le double cheminement individuel (en classe homogènes, lieu d'apprentissages) et collectif (en classe hétérogène, lieu de vie démocratique)

il y a 4 ans

Tout d'abord, bravo pour ce texte. Je ne vais pas remplir des pages avec ce pourquoi je suis d'accord. Allons directement aux propositions d'adaptations.

A. Introduction négative.
Page 1.
L'introduction me semble fort négtative. Ne commencerions nous pas par dire ce à quoi une tout autre école aspire (p.2 "égalité, respect de l'individualité et le développement de valeurs, ..."), plutôt que de commencer par revéhiculer le message de ces méchants qui "usent [...] de mots tels qu'[...]excellence ou efficacité" ?

B. Gaspiller l'argent des concitoyens ?
La page 1 pourrait laisser croire qu'une tout autre école veut promouvoir un enseignement innefficace qui dépense l'argent du contribuable sans se soucier de son efficacité pédagogique, de l'aide réelle qu'elle apporte aux jeunes. "Nous ne suivons pas ceux qui usent [...] de mots tels qu'[...]excellence ou efficacité". 
Or, d'après les livre de Bernard, la longue discussion que j'ai eu avec lui et l'atelier de Molenbeek auquel j'ai participé, d'après ce que j'ai entendu, ce n'est pas vrai. Une clarification dans le texte me semblet bienvenue sur ce point.

C. Titre inégalités
page 2.
Le premier paragraphe du texte "Nous unir" parle bien de nous unir.
Par contre, le deuxième explique les inégalités. Ce sujet ne mérite-t-il pas un titre, comme "Nous unir" ?

D. Confusion inégalités
page 2.
quand le lis ceci: "Que d’écarts dans les acquis d’apprentissage d’élèves du même âge ! Que de mises en échec ! Que de décrochages, d’orientations vers des voies de garage, de non prises en charge des difficultés ! Et quelle insupportable corrélation entre les parcours scolaires et les origines sociales !",
Je ne peux m'empêcher de repenser au point B. Une école excellente et efficace ne produit pas un jeune de 12 ans analphabète. Si le mot efficace dérange, on peut trouver un synonyme, mais je préférerais qu'un manifeste appelle un chat, un chat. Sinon, cela ne reviendrait-il pas à être conscient qu'on a des reproches communs à faire à l'école avec des gens de droite, mais comme on n'aime pas les gens de droite, on changerait de vocabulaire pour nier la partie commune et effrayer plutôt que de rassembler ?

E. Néo-libérale.
page 2.
Jusqu'aux mots "arrêts fréquents", je suis d'accord. C'est un constat (la gare de triage). Directement on enchaîne pour blanchir les enseignants de toute responsabilité ("quels que soient leurs efforts" - n'est-ce pas décourageant pour ceux qui en font?) pour accuser la société "néo-libérale". D'où cela sort-il ? Je n'ai pas entendu cela à l'atelier de Molenbeek. On parlait école et pédagogie, pas politique. Ce raccourci ne risque-t-il pas de décrédibiliser ce manifeste ? D'autant plus que dans le milieu du patronat, je n'ai jamais entendu parler d'une volonté d'alimenter une gare de triage. Par contre, je l'ai entendue chez certains politiques (de gauche et de droite), pour des raisons électorales, pas économiques.

Je m'arrête page 2, parce que j'ai un rendez-vous mais surtout parce que je ne veux énerger personne avec des remarques peut-être malvenues. Si vous désirez que je poursuive, je peux probablement vous aider à formuler votre message de manière plus audible, sans pervertir son essance.

Merci et bonne journée.
John.
 

il y a 4 ans

Bonjour à tou-te-s,

Je suis arrivé enfin – il y a un peu de trop de choses intéressantes qui se passent en ce moment à « TAC et périphérie » en ce moment à Bxl, et le froid diminue mon rendement ! - à examiner la nouvelle version de la partie déjà écrite du manifeste.

De manière générale tout d'abord, un triple constat pour moi :

- du coté de ce qui est positif, le style adopté le rend attrayant ;

- mais il serait encore plus attrayant s'il nous permettrait plus de « respirer » au cours de la lecture, en scindant nombre de paragraphes en des paragraphes plus court ;

- enfin, critique déjà émise par ailleurs, il y est trop question de lutter, et la lutte porte aussi une dimension de compétition (→ remplacer en partie « lutter » par « agir », « oeuvrer », « se mobiliser », « s'opposer à » au lieu de « lutter contre », etc.).

Je suis aussi d'avis que le propos est assez intellectuel, et donc sans doute inaccessible pour les personnes auxquelles s'adresse justement l'organisation dont nous utilisons les locaux pour nos réunions habituelles (le RWLP), mais que le modifier pour que les milieux populaires puissent se l'approprier demandera un travail de réécriture qui relève d'une véritable traduction, que je ne vois possible et désirable que dans un second temps.

Le délai de la Grande Parade me semble d'ailleurs aussi un peu court pour pouvoir suffisamment intégrer tout le travail qui a été réalisé au cours du processus participatif de l'automne, dont je n'ai pas encore fini de lire les rapports…

Voici ensuite le détail de mes propositions de changement sur cette partie existante du manifeste :

« Nous unir

Dans le secteur éducatif, nous sommes déjà nombreux à œuvrer pour qu’un tel changement advienne. »

« Une forme d’éducation que des pédagogues tels que Freinet, Oury, Montessori, Decroly, Steiner ou Jacotot, déjà anciens mais pré­curseurs et aujourd’hui encore sources d’inspiration ( … ) » → ajouter (Paolo) Freire, cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Paulo_Freire .

« Parmi les défis qu’ils pointent, il n’est nullement question ( ... ) et traiter trois déséquilibres essentiels générés par le système capitaliste : déséqui­libres entre l’humain et la planète qu’il habite, entre l’humain et ce qu’il produit, de même qu’entre l’humain et les institutions qui le cadrent. » → « ( … ) et traiter quatre déséquilibres essentiels générés par le système capitaliste : déséqui­libre entre l’humain et ce qu’il produit, déséqui­libre entre ce que l’humain produit et le monde du vivant dans son ensemble, déséquilibre entre l’humain et les institutions qui le cadrent, et enfin déséquilibre entre les humains eux-mêmes ».

J'inverse ainsi les 2 premiers déséquilibres, et en ajoute un qui me semble cadrer parfaitement bien avec le reste du manifeste. Il suffirait alors dans ce qui concerne la phrase concernant le troisième déséquilibre de supprimer «  les plus faibles de la domination des plus forts », et d'ajouter une courte phrase sur le quatrième déséquilibre de cet ordre :

« Ce qui ressort du quatrième déséquilibre, déjà évoqué ici à de nombreuses reprises en évoquant la question des inégalités, dépasse largement le cadre d'une tout autre école pour poser aussi la question d'un changement radical de système économique, voire politique. Mais il nous faut agir en parallèle au niveau scolaire, notamment en protégeant les plus faibles de la domination des plus forts et en favorisant l'émancipation des premiers »

Le début du prochain paragraphe deviendrait alors : « Comment accepter que l’école s’intéresse bien trop peu à ces quatre enjeux cruciaux et interconnectés ( … ) ».

Plus loin :

« En luttant contre les inégalités, nous refusons une école à l’image de la société d’aujourd’hui. En luttant contre une école du formatage, nous refu­sons l’école d’hier. Et en luttant pour une école à la hauteur des défis du XXIe siècle, nous réclamons une école à l’image d’une société désirable pour demain. » → « En luttant contre les inégalités, nous refusons une école à l’image de la société d’aujourd’hui. En nous opposant à une école du formatage, nous refu­sons l’école d’hier. Et en oeuvrant pour une école à la hauteur des défis du XXIe siècle, nous réclamons une école à l’image d’une société désirable pour demain. »

Pour ce qui n'est pas encore rédigé, j'ajouterais ce qui suit dans la liste des traits principaux d’une tout autre école après ce que j'ai déjà lu du processus de participation de l'automne 2015 :

« - une école ouverte sur son environnement et sur la vie, ce qui ne se cantonne pas au monde de l'entreprise »

NB : concernant ce que mes 2 prédécesseurs ont déjà écrit, je partage en grande partie la teneur de leurs propos. Cela dit, la question du lien avec le néo-libéralisme – et le capitalisme dans sa phase actuelle d'expansion – fait débat et demanderait donc des approfondissements.

il y a 4 ans

Bonjour,

 

C’est en cours de route que je vous rejoins. J'espère donc ne pas être maladroit dans ma  critique. Je vous demande de m’avertir si je pointe un élément sensible qui aurait été discuté préalablement et qu’il serait malvenu de remettre en cause. Je conçoit qu’une critique à posteriori puisse être frustrante à entendre pour les pionniers de ce manifeste.

 

Ma première remarque est d’ordre philosophique. Le manifeste commence par écarter l’horizon éducationnel néo libéral. Le manifeste veut construire une école opposé au mainstream néo libéral car le premier veut efficacité et rendement et le second veut ouverture et épanouissement. Ces deux mondes semblent totalement antinomiques. Pourtant, depuis quelques années certain employeurs ont compris que des employés heureux offraient de meilleur résultats et des évolutions sont en vues. (Certain trouveront cela cynique mais d’après moi c’est tout de même positif.)

 

Ces observations personnels m’amènent à deux remarques. D’une part, la société civil comme le monde entrepreneurial à besoin de gens heureux et épanouit. Sachant cela ne voyons pas les lobbyistes comme des ennemis mais simplement comme des gens qui n’ont pas compris le fonctionnement du comportement humain. Je partage l’idée que l’unique “développement des compétences” est une méthode réduite et qu’il existe un champ très large de méthodes enthousiasmante et innovente qui permette l’épanouissement de l’individu. D’autre part, ces observations invite à voire le capitalisme néo libéral non comme une chimère à trois tête mais plutôt comme un système plurielle ou serait imbriqué de mauvaises comme de bonne chose. Une définition lucide demande nuance et précaution.

 

Pour ce qui est de la thèse qui explique que des personnes heureuses et passionnés induisent un travail efficace et du talent dans leur domaine de prédilection. Je vous conseil l’excellent livre de Ken Robinson (pédagogue anglais) qui s’intitule “L’Elément”. Il est également l’orateur d’une conférence TED qui a été visionnée plus de 36 000 000 de fois et intitulé “Do schools kill creativity?” (Est-ce-que l’école tue la créativité?)

 

Pour ce qui est de la partie du manifeste expliquant qu’une compétition exacerbé génère des inégalités. Je vous invites à visionner une autre conférence TED de Hans Rosling qui s’intitule “The best stats you’ve ever seen” qui parle de l’amenuisement de la pauvreté dans le monde de 1965 à 2000 (date de la conférence 2006). Ce paragraphe n’a pas pour but de contredire bêtement le manifeste mais permet de poser un regard plus nuancés sur les enjeux globaux et de ne pas s’avancer trop vite sur les clichés d’un monde noire ou tout iraient mal.

 

Cela m’amène à ma troisième remarque qui prolonge la réflexion sur l’importance de la précaution lors de la définition d’un concept. Cette assertion est à la fois utile pour nous, contributeurs d’un tout autre enseignement mais également utile comme fondement du nouvelle enseignement que nous recherchons.


 

Précaution ou définition de la connaissance

La définition de la connaissance et sa maîtrise invite à la prise de précaution lors de la définition d’un savoir. En voici une tentative de définition.

 

Ce que nous appelons connaissance, c’est une tentative de toucher l’indicible. Le monde existe en tant que tel et l’accumulation du savoir de l’humanité est un assemblage d’idées qui ont l’ambition descriptive de coller à la réalité, comme un voile qui essayerait d’épouser la structure de la réalité, sans pouvoir réellement être certain de la recouvrir de manière entière et affutée. La réalité est une chose et l’interprétation qu’on en fait en est un autre. Nos interprétations tentent humblement d’épouser avec le plus de justesse possible la réalité.

De ce constat, nous devons considérer la connaissance comme toute relative et (tout) juste comme une proposition hypothétique de la réalité. La connaissance ne se présente pas comme un bloc absolu et vrai, mais juste comme une tentative interprétative du monde.

Chacun, armé de son intuition et de son bon sens, est légitime de faire des appréciations de la réalité effective. Mais aucun n’est légitime d’affirmer, sans peur de se tromper, avancer un propos qui se voudrait vrai et intouchable.

Chacun peut participer au développement du voile interprétatif qui tente de décrire la réalité.

Je pense que si chacun avait conscience qu’il pouvait avoir l’initiative de proposer une interprétation du monde, nous permettrions un plus grand développement des esprits d’initiative. Les gens ne se sentent souvent pas légitimes de faire ce pas et laisse l’interprétation des choses aux grands penseurs, philosophes et scientifiques, or chacun de nous peut être capable de franchir ce pas.

C’est une notion qu’il nous faudrait apprendre dès le plus jeune âge et je pense que nos sociétés s’en verraient d’avantage épanouies et développées.

 

Si je ne m’abuse Edgar Morin fait également une tentative de définition dans son excellent ouvrage “Enseigner à Vivre”.

 

Je termine ici pour aujourd’hui. Merci aux personnes qui ont travaillé à l’élaboration de ces prémices qui ont monopolisé ma réflexion durant toute la journée. J’en profite aussi pour manifester mon enthousiasme à propos des remarques de John Rizzo. Je les trouvent assez pertinentes. Je suis d’ailleurs curieux de connaître la suite de votre propos.

Je voudrais ajouter que j’apprécie beaucoup les critiques qui nourrissent ma réflexion. Je vous invites donc si vous le souhaitez à remettre mes dires en questions et/ou peut-être les questionner s’ils ne sont pas assez claire.

Merci

Jeremy 22 ans étudiant en science politique et mauvais élève en orthographe :) Désolé pour ceux à qui ça pique aux yeux… Haha :) J’espère qu’elles ne décrédibiliseront pas mon propos.

il y a 4 ans

Merci pour ces divers commentaires et pour ceux qui m'arrivent via d'autres canaux. Plutôt que de réagir à chacun, je me propose d'en faire une synthèse d'ici quelques jours et d'essayer d'intégrer déjà, avant la réunion du 27, certaines des remarques dans le texte.

il y a 4 ans

Un petit complément ici à mon message précédent.

Une correction à ma proposition d'ajout de quatrième déséquilibre tout d'abord : « Ce qui ressort du quatrième déséquilibre, déjà évoqué ici à de nombreuses reprises au travers de la question des inégalités, dépasse largement le cadre d'une tout autre école pour poser aussi la question d'un changement radical de système économique, voire politique. »

Un petit mot ensuite concernant les considérations en italiques pour les parties du manifeste encore à l'état de projet : il y est question de « marché éducatif », et là, attention aux « mots du pouvoir » que nous utilisons sans nous en rendre compte ! Cette expression sous-entend une concurrence entre les écoles, donc des valeurs auxquelles nous nous opposons il me semble...

Cela dit, je suis arrivé à émettre l'hypothèse que s'il n'a été question que d'école et de pédagogie dans les ateliers … c'est tout simplement parce le cadre de ceux-ci ne nous amenait pas à parler d'autre chose au sein de ceux-ci. Car il nous était demandé de faire la liste de ce qui nous plaît pas dans l'école actuelle et comment nous imaginions … une tout autre école, et de plus, les contraintes temporelles, ainsi que la nature du processus lui-même (world cafe), ne nous permettait pas de rentrer dans des discussions – nécessairement approfondies - concernant la relation existante entre ce qu'est l'école actuelle et les systèmes politique et économique, d'autant plus que ce genre de questions est plutôt clivant et que le système du world cafe est plutôt de nature consensuelle (ce qui est d'ailleurs, globalement, un atout important pour cette approche).

J'ai aussi le sentiment que certaines connaissances sont nécessaires pour évoquer de manière pertinente ce genre de questions … Ce qui fait d'ailleurs lien avec le travail du groupe « Pour un tout autre modèle économique »…

Et je voudrais conclure en disant que si le « socialisme réel » a étouffé nombre de libertés individuelles et la créativité, le capitalisme exacerbe la liberté au dépens de tout le reste, c'est surtout la liberté de marcher sur le pied du voisin et de détruire le milieu de vie sans lequel nous ne pourrions subsister, je plaide en conséquence pour un tout autre système économique basé sur les lois du vivant (dont on sait aujourd'hui que c'est la coopération qui y est le mode dominant d'interaction).

il y a 4 ans

Vous verrez que dans les deux premiers points du Manifeste, j'ai tenu compte d'une majorité des remarques adressées par Thérèse, John, André, François, Yves, Jean-Pierre, Amélie, Simon et Nadine.

Merci à Nadine pour la féminisation du texte (il restera à vérifier attentivement ce qui a éété ajouté depuis lors).

Thérèse, nous sommes globalement d'accord mais je résiste à l'idée d'inclure le libre choix de l'école paar les parents et enfants (c'est une proposition qui ne suscite pas l'unanimité et l'on peut craindre qu'elle ne favorise pas les groupes hétérogènes dont nous vantons lres mérites par ailleurs). 

John, j'ai effectivement, retiré l'idée que le discours dominant pouvait être critiqué pour sa recherche de l'efficacité, et évité de paraître dédouaner tous les enseignants de la responsabilité des inégalités et des tris. Par contre, l'idée de commencer le texte par du positif plutôt que par de la critique a été discuitée lors de notre dernière réunion et rejetée à une quasi unanimité. Il paraît important d'être d'emblée clair et de désigner le modèle dont nous ne voulons pas. Dans son ensemble, le Manifeste comportera plus de pages propositionnelles que critiques.

Yves, j'ai effectivement changé la fin dde la phrase en exergue mais plutôt qque de remplacer "Former quels humains" par "former et éduquer quels humains", j'ai préférer opter pour "forger quels humains". Quant au découpage en paragraphes plus petits, il faudrait faire un sondage, mais pour l'instant je suis réticent à opter pour cette solution car le découpage actuel est vraiment en lien avec la structure du texte, et découper davantage signifierait que certains paragraphes seraient acompagnés de résumé tandis que d'autres ne le seraient pas.Peut-être certains sauront-il proposer des raccourcissements de certains paragraphes....

André, j'ai la même réponse que celle donnée à Yves à propos du décoipage en paragraphe. Mais j'ai inséré toutes tes propositions avec parfois l'un ou l'autre ajudstement mineur. Et à l'instar d'Yves et du groupe réuni la semaaine dernière, on est bien d'accord que ce Manifeste un peu long et complexe est un passage obligé, qui méritera "médiation" poir un plus large public.

François, d'accord avec ta proposition de tentative de simplification et de traque des doubles négations.

Jean-Pierre, j'ai intégré toutes tes propositions de modification relatives aux deux premières parties et tenu compte de tes remarques sur les parties qui étaient encore en gestation (tu vas pouvoir vérifier...).

Amélie, j'ai intégré ton idée de "perdants" de la compétition, été plus clair dans l'annonce des trois courants à unir, modifié l'allusion aux classes moyennes, et réduit la complexité de la phrase sur le second déséquilibre (entre l'humain et ses machines), sans pour autant toucher au fond, ccomme tu semblais le demander. Mais je n'ai pas trouvé pertinent de modifier la première phrase du texte (peut-être François suggèrera-t-il qqchose...), d'exemplifier ces autres secteurs "pariellement maltraités" (ça allourdirait la phrase et je crois que les lecteurs peuvent en avoir une idée), et pas aujouté les termes "manuel", "concret" "expérience" car les deux premiers sont déjà sous-entendus et le 3e est traité et développé à un autre endroit du texte (depuis lors rédigé), où l'on parle du couplage entre l'apprendre et l'agir.. Plusieurs des autres remarques portant sur les parties qui n'étaient encore qu'esquissées ont été ou seront prises en compte (tu pourras vérifier...).

XXXX Cosyns, votre avis ne comportait pas vraiment de proposition concrète d'amendement. Je vous rejoins pour l'essentiel à propos de votre appréhension de ce qu'est la connaissance. Je suis par contre beaucoup moins cconvaincu paar votre appel à la priudence dans le jugement que nous portons sur le système capitaliste ainsi que sur le lien entre compétition exacerbée et inégalités. Sur ce dernier point, si les inégalités ont peut-être été réduites entre 1965 et 2000 (du moins dans le mone occidental) ce n'est pas en raison de la dynamliqque de la compétition maios bien plutôt en raison de la mobilisation efficace de forces syndicales dont la puissance s'amenuise aujourd'hui, avec les conséquence que l'on sait en termes de croissance des inégalités. Je me méfie par ailleurs de l'idée selon laaquelle les entreprises auraient compris qu'elles gagnaient à avoir des employés heureux et épanouis.  D'une paart parce que ne vaut que pour ceux qui sont au coeur des firmes et bien moins pour ceux qui en sont les sous-traitants, parce qu'aussi cette affirmation oublie que nombre de personnes sont excluent de tout emploi, et parce que, dans le manifeste (ue partie qui n'était pas encore rédigée quand vous avez réagi), nous disons explicitemrent que l'épanouissement ne peut être un objectif premier et que nous lui préférons l'idée d'émancipation, associée à l'idée de solidarité.

Simon, j'ai décrit un peu, dans le début du texte, le type de société auquel nous aspirions en faisant référence aux balises de Tout Autre Chose.

 

 

 

 

 

il y a 4 ans

Wo wo wowww ! Je disparais de Tout Autre Ecole à peine 2 mois et quand je reviens on y défend le néo-libéralisme ? :D ahaHaHaa ! J'en ai raté des choses !

J'ai parcouru les commentaires de John et Cosyns, et les réponses de Bernard, et je vais me ranger du côté de ceux qui dénoncent la décentralisation et la marchandisation de notre système éducatif. Si mes souvenirs sont corrects, le mouvement Tout Autre Ecole s'incrit dans une dynamique bien plus grande, celle d'une Tout Autre Chose, qui entend réclamer une société juste, solidaire, égalitaire, ... . Sans vouloir prendre des raccourcis de position politique, il me semble que ces balises définies, et bien explicitées, "on sait sur quel terrain on joue", et je ne pense pas que ce soit celui du néo-libéralisme, même si certaines sociétés ont compris que "des employés heureux c'est mieux".

Sur ce, je poursuis ma découverte de ce site et la lecture du manifeste, lequel je commenterai dans sa version 2.2, dans une autre conversation donc.