Groupe tout autre école

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Pacte : en débattre au sein de Tout Autre École

Comme vous l'avez sans doute appris, la version encore provisoire du Pacte a été diffusée. Ce n'est encore qqu'une étape puisque les différentes organisations parties prenantes (Fédérations de PO, synicats, fédérations d'associations de parents) doivent encore prendre position et qu'ensuite le politiique doit trancher. Il n'est donc pas trop tard pour exprimer son opinion. Personnellement, je l'ai fait dans une "carte blanche" parue dans La Libre. Je ne m'exprimais pas au nom de Tout Autre Chose mais j'ai fait référence au mouvement. J'ai également été interviewé sur la Première.

Et vous, qu'en pensez-vous ? N'hésitez pas à réagir ici à mes analyses. Et à ouvrir d'autres discussions sur des thèmes particuliers abordés par le texte du Pacte.

 

Démarré par Bernard Delvaux dans Groupe tout autre école 5 décembre 2016 07:43

Merci Bernard,

Oui, moi je suis intéressée de connaître le point de vue des autres personnes de TAE sur l' Axe 2 : Mobiliser les acteurs de l’éducation dans un cadre d’autonomie et de responsabilisation accrues en renforçant et en contractualisant le pilotage du système éducatif et des écoles, en augmentant le leadership du directeur et en valorisant le rôle des enseignants au sein de la dynamique collective de l’établissement.

Je voudrais écrire un article sur le sujet pour l'ASBL d'éducation permanente Le GRAIN, où je travaille.

Quelqu'un pour me communiquer son point de vue là-dessus ?

Delphine Huybrecht

Delphine Huybrecht 5 décembre 2016 16:37

Pffooaaa la brique ! 329 pages ! :D

J'avais lu ta carte blanche et tu es au top, comme d'habitude ;-) Ca te dit pas d'être ministre de l'éducation ? :D

Renaud CALVO GIL 11 décembre 2016 13:37

J’ai lu l’avis n°3 du groupe central. Voici quelques réactions. D’abord, une impression de déjà lu. En effet, les données de l’avis précédent (avril 2016) y sont reprises quasi intégralement et pour certaines développées et opérationnalisées. Pas n’importe lesquelles: tout ce qui concerne le tronc commun, le pilotage et la gouvernance, la profession enseignante et la formation continée. Pour le reste, du flou (approche orientante, pédagogie de la différenciation, remédiation-consolidation) et de nombreux points qui vont faire l’objet de négociations de forces en présence (manière de lutter contre les inégalités, ré-organisation de l’enseignement de qualification).

L’avis nous donne une idée des tendances lourdes de la réforme: évolution vers une gestion de type managérial, aménagement de la carrière des enseignant-e-s et formation continuée.

En dépit des déclarations sur le leadership distribué et la logique participative, le système reste clairement hiérarchique (on mise sur le leadership des directions d’écoles, sur l’efficacité de nouvelles catégories de superfonctionnaires, d’inspecteurs déchargés de leur mission pédagogique, d’enseignants «expérimentés» etc.). On se demande évidemment comment ce système gagnera l’adhésion des actrices et acteurs de terrain à la réforme.  

Ce qui est sûr, c’est que l’établissement du tronc commun aura un double effet positif aux yeux des autorités: d’une part une économie résultant du différentiel de coût entre enseignement de transition et qualifiant et du non redoublement et d’autre part meilleurs chiffres de réussite pour le prochain rapport PISA. Je ne suis pas une spécialiste des chiffres et j’avoue qu’il m’a semblé surréaliste de lutter contre le décrochage et le redoublement en faisant des économies: dépenses brutes prévues pour ce poste 40 millions mais le tronc commun permet une économie brute de 80 millions, donc l’allongement du cycle commun permet d’économiser 40 millions!!!

Les gros postes du budget concernent l’augmentation de l’encadrement dans le primaire pour réduire l’écart avec la moyenne de l’OCDE (50 millions), la formation continuée (20 millions), l’assistance à l’administration dans le fondamental et le secondaire spécialisé (19 millions), la création de postes de délégués aux contrats d’objectifs (15 millions), d’enseignants expérimentés (30 millions), les infrastructures scolaires pour combler le retard avec les pays de l’OCDE (24 millions). On prévoit donc de financer quand c’est obligatoire (OCDE) et de financer «l’amélioration» du cadre humain de l’enseignement. Est-ce suffisant pour que le dispositif prévu de remédiation, consolidation, dépassement (RDC) suffise à éviter de nouvelles relégations au sein du tronc commun ?

Pour moi la question importante est dans quelle mesure les orientations et les initiatives proposées dans le document constituent des conditions favorables à une réforme de l’enseignement qui permette à celles et ceux qui revendiquent une Tout autre école de réellement agir dans ce sens ? Et plus précisément, de quoi pouvons-nous nous emparer pour encourager l’autonomie, le désir d’innovation, susciter les motivations et libérer les énergies des actrices et acteurs concerné-e-s? Et quelle possibilité avons-nous de viser l’égalité autrement que par une lutte contre l’échec scolaire (redoublement, décrochage etc.)

Nadine Plateau 12 janvier 2017 12:38
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