Groupe un tout autre modèle économique

Si vous souhaitez participer à ce groupe, connectez-vous ou créez-vous un compte ici.
À propos Discussions Agenda Fichiers Participants Rejoindre

Le revenu de base : piège capitaliste bien plus pernicieux que la modérée dénonciation d'Attac

Bonjour,

Je me permets de porter à votre connaissance en fichiers pdf (dossier "revenu de base") quelques éléments de réflexion critique apportant notamment de l'eau au moulin de Jean-Marie Harribey, en relation à sa récente dénonciation des pièges du revenu de base.

Le revenu de base est intensément plus pernicieux que le « simple » détricotage d’un modèle social et de la législation associée.
Sa mise en place constituerait l’aboutissement ultime de l’idéologie capitaliste.
Tout ceci sans compter que l’étape suivante, déjà prévue par les lobbies bancaires, serait le remplacement de la monnaie papier par la monnaie numérique (traçant alors toute activité humaine), piège cybernétique déjà en marche qui offrirait un pouvoir de type totalitaire aux lobbies bancaires et ouvrirait la porte aux pires scénarii orwelliens.
Le totalitarisme orwellien en deux phases mêlées : 1.monétarisation de tout, 2.numérisation de la monnaie.
Voici le cadre stratégique global où s'inscrit le RdB.
Il est urgent de réagir !

Le premier texte (expérimentation du RdB) présente en 3 parties :
- une critique de la théorique du RdB, en y introduisant des considérations systémiques (notamment dynamiques) largement éludées par la propagande, laquelle se cantonne à de la comptabilité statique "de ménagère" (par ailleurs à partir de bilans de l'économie actuelle, d'autant moins pertinents que cette propagande joue sur la peur en agitant les supposés profonds bouleversements sociétaux à venir),
- une critique des expérimentations ponctuelles lesquelles participent d'une démarche de pseudoscience et de lobbying idéologique anti-citoyen,
- une critique plus générale de l'instrument de la monnaie.

Le second texte, composé de 3 textes humoristiques de fiction sur le thème de "Picsou", présente de manière simple et ludique les enjeux tacites et les graves dangers sociétaux du revenu de base.


Je n'adhère pas à la notion de propriété sous sa forme archaïque actuelle et me sens encore moins concerné par cette lubie de propriété intellectuelle.
Si mes textes inspirent un éventuel lecteur dans sa propre prose, j'en serai ravi.

Ces textes sont constitués principalement de copier-coller de mes commentaires spontanés et premiers-jets sur des sites et blogs divers ; ils n'ont été relus que sommairement.
Vous voudrez bien excuser leur aspect brut et leurs multiples erreurs. Grand merci.

Bonne lecture.
Merci encore pour votre attention.

Cordialement,
pascal

Démarré par gillardin pascal dans Groupe un tout autre modèle économique 21 novembre 2016 16:01

Le revenu de base comme arme ultime du capitalisme neolibéral a pour but de généraliser la misère et s'inscrit, en effet, dans un environnement de plus en plus sécuritaire, où chaque individu sera sous contrôle total.

Si nous ne distribuons pas les richesses produites de manière équitable à la source, en visant le bien commun de l'humanité et le respect de son environnement, en répartissant les pouvoirs et maîtrisant les dominances, le revenu de base n'est alors qu'une meilleure répartition des cacahuètes (qui plus tard ne seront plus que poudre de cacahuètes) ponctionnées sur le profit gigantesque d'une poignée d'individus.  Dans le monde, 1% détient 50% de la richesse et 99% également...

Bernard Friot va plus en profondeur dans la réflexion avec le salaire universel, mais n'aborde pas (il me semble) le respect de notre environnement et la répartition des pouvoirs, la maîtrise des dominances (il l'aborde en partie à travers la co-propriété d'usage des moyens de production, d'abolition du profit, de la création monétaire et du fonctionnement démocratique en entreprise).

Si l'on voit le revenu de base comme étape au salaire universel, alors il faut s'assurer du chemin à parcourir et à garantir.  Mais tant que l'ensemble dans lequel il s'inscrit ne change pas, cad le système capitaliste neolibéral, il y a peu de chance que ce soit le bon chemin (pour les 1% peut-être bien).

Giuseppe 5 décembre 2016 17:29

Pour ma part, je soutiens le revenu de base à condition qu'une partie non négligeable soit donné en monnaie locale. Ainsi, le revenu de base permettra plus d'égalité entre les gens, plus de loisirs pour ceux qui travaillent trop, et par là donnera du travail à ceux qui n'en ont pas encore, encouragera le travail bénévole, sera bénéfique pour le secteur socio-culturel,...Tout cela sans encourager la surconsommation et sans augmenter notre empreinte carbone. La part de revenu de base en monnaie locale favorisera la consommation et la production locales, la rémunération équitable des producteurs, limitera le transport par avion, etc. On pourrait prévoir que cette part du revenu de base en monnaie locale s'accroisse au fer et à mesure des années en même temps que la part du revenu de base en euros diminue.

Jéromine Gehrenbeck 6 décembre 2016 12:43

Les meilleures idées peuvent se transformer en réalités épouvantables, tout dépend de qui les met en œuvre(voir le communisme et le libéralisme).

Ce qui les rend pernicieuses et les trahit, c'est la volonté de domination, d'exploitation, physique et intellectuelle, de certain-e-s sur les autres. Cette volonté, souvent inconsciente, est dictée par la peur de "manquer" et par le délire paranoïaque qui l'accompagne:dominer pour ne pas être dominé. D'ailleurs,on voit bien que l'enjeu de toutes les luttes actuelles, ce sont les ressources énergétiques et alimentaires.

Heureusement, à l'heure actuelle, on constate un éveil de la conscience de l'inter-dépendance du Vivant, encore timide mais qui grandit de jour en jour, favorisé par les nouvelles technologies de communication, et principalement suscité par les risques qu'encourent tous les habitants de la planète Terre(voir la constatation de la disparition progressive de la biodiversité, qui ne relève pas de la pseudo-science, mais bien d'observations scientifiques des plus sérieuses).

Les profonds bouleversements sociétaux à venir doivent s'accomplir dans le sens d'une coopération internationale des êtres humains en vue de la protection de chaque individu de chaque espèce. L' idée de départ d'une allocation universelle(qui garantirait le droit à une existence digne,c-à-d accompagnée par la liberté de choix et l'égalité de droit, pour tout qui est né, qui est déja consigné et contraignant dans la Convention Européenne des Droits de l'Homme), va tout-à-fait dans ce sens.

Comme nous vivons ici en démocratie, nous les citoyens d'Europe, nous avons la possibilité de nous mêler de notre devenir: profitons-en pour nous rassembler et réussir à former une majorité déterminante qui indique à ses politiciens(ses représentants dans l'exercice du pouvoir) la voie qu'elle veut suivre et les écueils à éviter, pour plus de paix, de santé, de prospérité pour tou-te-s.

Si nous voulons éviter une situation de non-société, de barbarie bête et féroce, ou de déshumanisation insidieuse et forcée, nous devons comprendre que nous n'avons pas d'autre choix que de PARTAGER.

Nous sommes tous dans le même bateau, comme nous l'avons affirmé dans un des blocs de la première parade de TAC

 

Oubion Michelle 6 décembre 2016 14:22

@J éromine

Tout dépend de comment fonctionne cette économie locale (neolibéralisme pur et dur ?) où est créée la monnaie locale qui serait distribuée en revenu de base et quel type de monnaie locale est utilisée (convertible en euro ?), et qui en aurait le pouvoir de création.  Le type de monnaie locale est important, car si c'est pour faire une mini zone euro avec une dictature de la fincance, nous sommes alors à la "case départ".

Et si on crée une mini zone économique "paradisiaque" isolée qui s'inscrit dans une zone euro, dès le début il faudra rendre des comptes...

Le revenu de base, c'est l'arbre qui cache la forêt, beaucoup de concepts y sont liés.

Quand nous parlons de "revenu de base", il faut le définir (le décrire) pour être sûr que nous parlons bien de la même chose car chacun l'imagine à sa façon.  Et alors, le revenu de base de l'un, c'est l'enfer pour l'autre ;-)

Giuseppe 6 décembre 2016 20:42

La monnaie, en tant que moyen pratique d'échanges de biens, est un produit de l'ingéniosité humaine qui ne disparaîtra pas, que ce soit sous la forme de coquillages ou autres trucs auxquels on accorde une valeur(par ex, en prison, où les détenus ne peuvent pas utiliser les euros entre eux, les cartes téléphoniques valent 5, 10, ou 20 euros).

Si un État accordait un revenu de base équivalent à chacun-e de ses citoyens, il me semble qu'il devrait le faire dans sa monnaie en cours, donc convertible, afin de permettre à chacun-e d'en faire ce qu'il/elle veut. Sinon, on se retrouverait dans un système dictatorial du type cubain(tant décrié par les temps qui courent,sans qu'il soit tenu compte du contexte historique de ce pauvre petit pays et des attaques incessantes dont il a dû se défendre pour garder son identité révolutionnaire et son propre mode de vie non-consumériste).

Oubion Michelle 7 décembre 2016 11:27

Attendre un revenu de base (qui permetrra de vivre zen en ne faisant que ce qu'on aime) provenant (via l'Etat) des multinationales (il ne peut venir de nulle part d'autre) qui détiennent les moyens de productions et accumulent les bénéfices dans les paradis fiscaux, est une utopie totale. Ceux là sont malades d'avidité et font tout pour ne pas payer d'impôts. Et les PME, soit tombent en faillite, soit grossissent et font pareil. D'où viendrait ce revenu de base ? Tant que les sociétés payaient des impôts on pouvait l'envisager (mais ce n'est plus le cas) mais cela vous met de toute façon dans une dépendance des plus dangereuse. Le jour où les décideurs changent d'avis (sous n'importe quelle pression) vous êtes morts !  Les politiciens parle de revenu de base aujourd'hui parce que cela permettra aux gens de travailler en plus de recevoir une allocation (chômage, maladie, ...) parce qu'ils savent que les allocations de toutes sortes vont inévitablement diminuer comme peau de chagrin. Les caisses sont vides, tous les Etats vivent à crédit.

Effectivement il faut régler le problème de la co-propriété des moyens de production, et développer des monnaies locales pour pouvoir acheter sa nourriture à son voisin avec une monnaie, peu nombreuse, mais qui tourne beaucoup (= fondante pour qu'il n'y ait pas d'accumulation) et avec laquelle on ne peut pas spéculer (= pas de capitalisme). Comme ceux qui possèdent les parts des usines ne sont pas prêts à nous les offrir, on peut seulement participer aujourd'hui à construire des petites coopératives (co-propriété) et les faire grandir en y travaillant beaucoup et efficacement, et apprendre à nos enfants à être créatifs et persévérants (c'est pas à l'école qu'ils l'apprendront). Il ne s'agit donc pas de rester à la maison en attandant le cheque "revenu de base" dans sa boite aux lettres. Il faut créer de la richesse à partir des moyens de production que nous pouvons acquérir en mettant tout ce que nous avons en commun, dans une structure où nous participons aux décisions, et se payer le plus possible en monnaie locale. Ensuite il faudra soutenir ces coopératives en y achetant le maximum,( et ne pas acheter ailleurs même si c'est meilleur, plus joli ou plus confortable ! : choisir où vous dépensez est le premier pouvoir essentiel que vous avez). Et la coop ne doit accepter des euros que dans la mesure où elle en a besoin pour acheter ce qu'elle ne peut trouver sur le marché local en monnaie locale. Si les euros ne sont plus utilisés, ils ne vaudront plsu rien. A la longue, si nous n'achetons plus aux entreprises capitalistes, elle sombreront d'office. IL FAUT POUVOIR SE PASSER DE LEURS PRODUITS !!!

Après il  faudra que tout le monde continue à travailler à temps partiel à la production des richesses (salaires) sans piller l'environnement bien sûr, et que les benefices des moyens de production soient partagés équitablement (dividendes) , un peu en euros et bcp en monnaie locale ou distribution de produits.... Ainsi personne ne devient  DEPENDANT du bon vouloir de ceux qui détiennent les richesses et le pouvoir.

 Therese

Thérèse De Vriendt 15 décembre 2016 18:25

Bonjour à tou-te-s ! Je profite tout d'abord de l'occasion pour signaler que demain, le 22 décembre, a lieu une soirée autour d'un lointain précurseur de l'idée de RB, Thomas More, pour les 500 ans de la parution de son ouvrage L'Utopie. C'est à 20h à l'Espace De Kerckheer, chée de Vleurgat 22 à Xl, à coté de la pl. Flagey (TC: lignes STIB 59, 60, 71 et 81, 54 et 95 à 5-10 min., TEC 365 Rixensart - rien trouvé sur internet sur l'activité).

J'ai failli réagir à la contribution qui a démarré ce fil de discussion, et puis je me suis dit que ce n'était pas conforme à mes valeurs les plus chères de faire ce genre de choses dans un tel contexte et "du tac au tac", d'autant plus que des nécessités de priorité pouvaient m'amener à écrire ce qui n'aurait mené à rien de bon et de fructueux. Mais maintenant, d'autres se sont lancés dans la discussion, et qu'une discussion en dehors de tout ceci et "entre êtres de chair" ("de vivo") m'a mis en position d'intervenir ici dans de meilleures conditions.

Je relèverai tout d'abord que dans le contexte de nos sociétés actuelles, hyper-technologiques et consuméristes, et marquées par la mondialisation capitaliste, si l'on veut traiter le sujet convenablement, ce n'est pas dans ce fil de discussion qu'on va pouvoir le faire (en tout cas, pas avant que le groupe TAME n'ait rédigé un manifeste – à l'image de Tout autre école – chose qui ne peut à mon sens être entreprise avant que nous ayons achevé le parcours initié au début du groupe – je pense en particulier à la question des communs dans celles que nous n'avons pas encore aborde).

De plus, vu la tournure qu'il a pris au départ, il me semble plus indiqué de commencer par évoquer quelques éléments qui me posent le plus problème dans le système actuel, et n'en venir au "coeur du sujet" que dans un second temps.

A. Concernant le système actuel de sécurité sociale

1. Pour ce qui est du système en matière de soins de santé

1) Il est axé bien plus sur le remboursement – de plus en plus partiel, par ailleurs – des traitements des maux, que sur une prévention intelligente. Par "prévention intelligente", j'entends non pas donner la priorité à un dépistage précoce de ces maux, mais bien à des actions à la source même, à la source originelle de ceux-ci, chaque fois que c'est possible : mettre fin aux situations de stress évitables au niveau du travail rémunéré et aux environnements iatrogènes (favorisant l'apparition des maladies), favoriser la pratique d'une alimentation saine, sortir des conditions de vie qui prédisposent aux addictions, aux dépendances en tout genre, etc.

2) Il enrichit actuellement de manière éhontée les grosses multinationales pharmaceutiques. Le sommet est d'ailleurs atteint avec Bayer qui a acheté Monsanto : Monsanto se charge de f… notre santé en l'air avec ses pesticides et ses OGM, Bayer "répare" les dégâts !

3) Et enfin, il est aussi très coûteux en matière de moyens technologiques…

2. Pour ce qui est de la justice sociale et d'un monde sain

Je ne m'étendrai pas là-dessus, c'est un "lieu commun" au sein de TAC et des organisations qui composent le mouvement, me contentant de 3 points :

1) Les inégalités de revenus sont de plus en plus marquées entre les plus riches et les plus pauvres. Cela pourrait être encore acceptable, à la limite, si toutes les multinationales payaient un impôt "décent" (on en est dans certains cas à 0 % réels!) et si les plus pauvres avaient de quoi satisfaire leurs besoins essentiels, mais c'est de moins en moins le cas

2) En particulier, alors que le droit inconditionnel au minimum de moyens d'existence a été instauré dans les années 70-80, aujourd'hui, on en est arrivé à rendre le droit au RI(I)S qui lui a succédé tellement conditionnel que cela en est devenu… inconstitutionnel !

3) A coté de cela, tandis qu'on retire encore 2 milliards au budget de la SNCB en 2017, rien n'est toujours prévu pour mettre fin au système des voitures de société, climatocidaire, écocidaire et iatrogène (cf. les maladies liées à l'absorption des particules fines).

B. Concernant les encouragements à ceux qui "entre­prennent pour les gens et pour la planète"

1. Au niveau de la taxation

Je connais 2 restaurants végétariens de qualité qui ont décidé de fermer pour cause de "charges sociales" (expression conventionnelle pas idéale) trop élevée. Et la condition de la plupart des agriculteurs, ceux qui nous nourrissent, reste pour la plupart d'entre eux un enfer. A quand une taxation résolument écologique et sociale – par exemple, tous les impôts et les charges supprimés pour ceux qui produisent sainement (je pense à l'agriculture biodynamique et à la permaculture qui dégrade le sol au lieu de le dégrader) et en respectant des normes sociales.

2. En mettant fin à la bureaucratie

Tout récemment, on m'a parlé de 2 agriculteurs bio qui avaient arrêté à cause de la paperasse ! Et de nombreuses personnes ne font pas usage de tous leurs droits, soit qu'ils ne les connaissent pas, soit qu'ils soient découragés par toutes les démarches qu'il y a à faire. Sans compter les piles de dossier qui s'accumulent dans les ministères parce qu'il y a de moins en moins de personnel pour y faire face!

C. Pour ce qui est du "revenu de base" au sens large

1. D'abord, des conditions préalables

1) Tout ce qui découle de ce que j'ai écrit plus haut

2) Faire un "inventaire des besoins essentiels". A cet égard, partir de la "pyramide de Maslow", éventuellement en la mettant à jour, ou en partant de modèles du même genre, me semble une bonne base (l'initiateur de ce fil de discussion n'explique en rien pourquoi il la voue aux gémonies!)

3) Partir de cas concrets (comme les communautés où l'on partage les revenus et les expériences déjà menées en la matière)

2. "Voir les choses autrement"

Ce à quoi est censé répondre l'instauration d'un revenu de base (cf. l'argumentation de Philippe Defeyt, qui a été longtemps président du CPAS de Namur, en la matière) doit-il nécessairement se faire par le biais de l'attribution à tous d'une "dotation" en euros, ou du moins seulement en euros ? Et d'abord, ne faudrait pas plutôt évoquer la question en termes de dotation de moyens (par ex. sous la forme d'un EMBUI – équivalent-moyens de base universel et inconditionnel), ce qui peut se faire aussi par d'autres biais : "rémunération" en monnaie locale – cf. contribution précédente -, services de base gratuits pour tous (pensons par ex. aux transports en commun urbains, en même temps que des infrastructures nettement améliorées pour ceux qui se déplacent à vélo, pour limiter les effets pervers de la mesure), voire, dans un second temps, passer à un monde beaucoup plus axé sur la gratuité (ce qui est notamment lié au développement des communs que j'évoquais tout au début…).

André Leclercq 21 décembre 2016 14:10

@Andr é   Pourrais-tu, stp, si possible, nous offrir dans les fichiers ce dont tu parles: "la pyramide de Maslow"? MERCI!

Oubion Michelle 21 décembre 2016 19:48

@Michelle et toute personne intéressée : comme c'est connu, je préfère me référer à ce qu'on dit de ce concept sur Wikipedia : c'est à https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins

Voilà le début :

La pyramide des besoins est une représentation pyramidale de la hiérarchie des besoins, une théorie de la motivation élaborée à partir des observations réalisées dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow. L'article où Maslow expose pour la première fois sa théorie, A Theory of Human Motivation, est paru en 1943.

Besoin d'accomplissement de soi

Besoins d'estime (confiance et respect de soi, reconnaissance et appréciation des autres)

Besoins d'appartenance et d'amour
(affection des autres)

Besoins de sécurité
(environnement stable et prévisible, sans anxiété ni crise)

Besoins physiologiques
(faim, soif, sexualité, respiration, sommeil, élimination)

André Leclercq 22 décembre 2016 12:44

J'ai posté dans "fichiers/revenu de base" un graphique qui se nomme "quel revenu de base".

Le revenu de base devrait avoir pour objectif principal une meilleure distribution de la richesse produite entre citoyens.  Dans mon graphique, la distribution actuelle est la courbe bleue où on remarque que 10% de la population possède 50% de la richesse et 90% possède l'autre 50% (valable pour la Belgique).  On repère également 2 autres courbes: une verte et une rouge.  Ces courbes sont une autre distribution possible de la richesse.

La verte distribue la richesse produite parmi toute la population d'une manière linéaire.  On remarque alors que les 10% ne possède plus 50% de la richesse, mais se rapproche de 10%.

La rouge redistribue la richesse qui étaient prévue uniquement pour les 90%, mais laisse aux 10% ("à l'élite"), 50% de la richesse !  Certains voient le revenu de base LA SOLUTION pour obtenir cette distribution de la richesse.  Qui est toujours très inégalitaire et qui ne fera qu'appauvrir les 90% de la population si on ne change pas le système capitaliste qui produit des riches toujours plus riches et des pauvres toujours plus pauvres.

PS.

Pour réfléchir au niveau mondial, il suffit de remplacer 90% par 99% et 10% par 1% et le pic sur le graphique serait 11x plus prononcé.

Giuseppe 25 décembre 2016 14:56

Bonjour,

Je suis désolé de devoir intervenir ici sur un mode négatif, mais je me sens fort indisposé par certaines des contributions opposées au revenu de base qui sont postées sur ces pages du groupe TAME (dont dans Fichiers). En effet, s'il est normal de pouvoir donner son opinion, le faire uniquement sur un mode de considérations hyper-polémiques qui ne se réfèrent à aucun donnée concrète (comme une expérimentation du RB en Inde qui aurait permis à ses bénéficiaires - d'origine populaire - de développer des activités professionnelles qu'ils n'auraient pu mettre en oeuvre sans cette aide - et il y a bien des exemples historiques et actuels qui pourraient être évoqués à titre de référence), ou en évoquant une personnalité connue sans citer ni le propos ni la source (l'économiste Daniel Cohen dont j'ai dégotté un petit bouquin gratuitement - économie du don!) et où ce qui est dit est sans rapport avec le discours que tiennent les partisans et adversaires connus du RB, out cela ne me semble pas avoir sa place ici, car tenant du délire mental que de contributions (pour ou contre) qui peuvent nous permettre d'avancer sur ce sujet!

C'est dans cet esprit que j'ai écrit un peu plus haut une trame-cadre dans ce fil de discussion, alors que je vois le RB comme une institution adaptée à un système de sécurité sociale pour le XXIème siècle, mais qui cependant ne pourrait être mis en oeuvre que si certaines conditions préalables sont remplies, notamment au niveau du système de taxation, des  incitants et du droit, avec des dispositions favorisant l'émergence des alternatives au niveau politique et économique. Le RB pourrait par ailleurs être mis en oeuvre au moins partiellement sous des formes autres qu'un montant en euros distribué à chacun : on peut aussi penser à une part en monnaie locale et à de nouveaux services publics gratuits (en matière d'accès à internet et de mobilité, par ex.). A plus long terme, on peut d'ailleurs imaginer un système économique basé sur la gratuité...

André Leclercq 24 janvier 2017 12:25

De quel revenu de base parlons-nous ?

De quoi pourrait-il être capable ce revenu de base ?

Quel but recherche-t-on avec ce revenu de base ?

Pour ma part, je ne voudrais pas d'un revenu de base qui servirait de béquille au capitalisme.  Un système qui accroit justement les inégalités et détruit notre planète. Ce serait une aberration.  Donc, si nous voulons définir un revenu de base, nous devons l'intégrer dans un nouveau cadre, un système économique autre que le capitalisme.  La mise en place d'un revenu de base (encore à définir) devrait être la première (ou une des) étape d'un processus plus global.  Un processus qui permettrait d'atteindre un système économique respectueux des humains et de leur environnement.

Giuseppe 24 janvier 2017 22:28

@Giuseppe.

Je pense que tu as raison, on ne peut pas défendre le revenu de base tant qu'on n'a pas, à tout le moins approché une description de la société dans laquelle il existera.  Pour ma part, je refuse de le défendre dans l'environement sociétal actuel qui est de plus en plus inégalitaire.

Lemin 25 janvier 2017 10:40

Franck Lepage sur le(ur) revenu de base :

Bernard Friot sur le salaire à vie <> le revenu de base :

Pour aller plus loin dans la compréhension : Bernard Friot - l'enjeu du salaire

Giuseppe 20 février 2017 15:01
Vous avez tout lu dans cette discussion