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Tout Autre Démocratie

Sur le thème de l'autonomie

Démarré par Giuseppe dans Tout Autre Démocratie il y a 2 ans

Conférence sur le fonctionnement idéal d'une société humaine...inspirant pour notre travail de réflexion. J'ai repris la partie 3 car elle me parait essentiel (mais la partie 1 et 2 est aussi disponible).

L'autonomie individuelle et sociale (d'après Castoriadis 3/3) - Annick STEVENS

https://www.youtube.com/watch?v=DVM7YTYdIL0

Je suis tombé sur 2 petites perles du Mouvement Féministe, il ne faut pas ré-inventer l'eau chaude ;-)

Profiter de l'expérience des autres, ceux qui ont rencontré les mêmes difficultés que nous, dans notre mouvement, dans nos groupes, ...c'est à cela aussi que sert le langage humain.

LA TYRANNIE DE L’ABSENCE DE STRUCTURE - Jo Freeman (1970)

Le texte suivant a été écrit en 1970 par une activiste du Mouvement de Libération des Femmes américain. Ayant "déjà inspiré de vastes débats" dans la mouvance autonome espagnole, il a été re-publié "pour l’actualité de son contenu" dans la revue ContraPoder numéro 3, en 1999, dans le cadre d’un dossier sur les questions d’organisation.

https://infokiosques.net/lire.php?id_article=2

Extrait:

"...Ce qui précède veut dire qu’aspirer à créer un groupe sans structure est aussi inutile et trompeur que prétendre qu’il existe des informations "objectives", que les sciences sociales sont "dégagées des valeurs", ou qu’il existe une économie "libre". Un groupe "laisser-faire" est aussi réaliste qu’une société "laisser-faire" : la notion de groupe sans structure se transforme en un rideau de fumée qui favorise les fort-e-s ou celleux qui peuvent établir leur hégémonie indiscutable sur les autres. Cette forme d’hégémonie peut s’établir très facilement, parce que la notion "d’absence de structure" n’empêche pas la formation de structures informelles : elle n’empêche que celle des structures formelles. De même, la philosophie du "laisser-faire", en économie, n’a pas empêché les puissants d’établir un contrôle sur les salaires, les prix et la distribution des biens ; elle a juste empêché que ce soit le gouvernement qui le fasse. Ainsi, l’absence de structure féministe est en général défendue par celles qui détiennent davantage de pouvoir (qu’elles en soient ou non conscientes).
Dans la mesure où la structure du groupe est informelle, les normes selon lesquelles on prend les décisions ne sont connues que de peu de personnes, et la conscience du fait qu’il existe une relation de pouvoir se limite à celles qui connaissent ces normes. Celles qui ne les connaissent pas, ou qui n’ont pas été sélectionnées pour l’initiation, resteront dans la confusion, ou souffriront de l’impression paranoïaque qu’il se passe des choses dont elles n’ont pas pleinement conscience.
Afin que toute personne aie l’opportunité de s’investir dans un groupe ou d’en anticiper les activités, la structure de celui-ci devra être explicite, et non implicite. Les normes de prise de décisions doivent être ouvertes et connues de toutes, ce qui n’arrivera que si elles sont formalisées ; cela ne signifie pas que la formalisation de la structure d’un groupe détruit nécessairement sa structure informelle, en général ce n’est pas ce qui se passe, par contre cela empêche que la structure informelle détienne un contrôle prédominant, et en même temps cela offre de meilleurs moyens pour se préserver de gens qui seraient investis sans répondre aux nécessités générales du groupe.
"L’absence de structure" est organisationnellement impossible. On ne peut décider de former un groupe avec ou sans structure ; à partir de maintenant le terme "absence de structure" sera employé en référence à ces groupes qui n’ont pas été structurés consciemment sous telle ou telle forme ; à l’inverse nous ferons référence aux "groupes structurés" en parlant de ceux qui l’ont fait consciemment. Un groupe structuré a toujours une structure informelle ou cachée. C’est cette structure informelle, tout particulièrement dans les groupes non structurés, qui crée les bases du développement des élites."

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Autre texte similaire :

Artifices anti-hiérarchiques à l’usage des groupes

http://www.vacarme.org/article1561.html

il y a 2 ans

Je viens de poster des textes de Cornelius Castoriadis sur les thèmes d'autogestion et hiérarchie :

https://participer.toutautrechose.be/groups/378/files/1034/download

il y a 2 ans

Belle réflexion sur l'anarchie:


L’anarchie est un giratoire !


Définitions de l'anarchie:

La simpliste habituelle:

– l’anarchie c’est le bordel !


Celle du dictionnaire:

– Doctrine politique qui préconise l’abolition de l’État, de toute législation qui brime l’individu, de toute contrainte sociale.


...la suite sur:

https://martouf.ch/2017/10/lanarchie-est-un-giratoire/

...un livre:

Le peuple des connecteurs - Thierry Crouzet

il y a 2 ans

Belles petites lectures en prévision !!!

Sommaires de la revue Autogestion (1966-1977):

http://archivesautonomies.org/spip.php?article3398

NB.

Je pense que là-dedans il doit y avoir des perles, des expériences éprouvées par le passé qui ne peuvent que nous inspirer.

A appliquer à volonté !

Mais bien sûr comprendre la méthodologie avant ;)

il y a 1 an
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